L’hôtel Epsom devient l’hôtel N’vY et s’adresse à une nouvelle génération de clients

L’hôtel Epsom devient l’hôtel N’vY et s’adresse à une nouvelle génération de clients

L’hôtel Epsom entame une mue qui le verra renaître en fin d’année sous un autre jour. « Le client et son bien-être sont au cœur de notre démarche de repositionnement » confie Paul E. Muller, président directeur général du groupe Manotel à l’heure d’une conférence de presse. « Notre concept novateur de boutique-hôtel vise à faciliter la vie et à offrir de la liberté à une nouvelle génération de clients » poursuit-il. Avec l’hôtel N’vY, Manotel investit CHF 14,6 millions dans la transformation totale de l’établissement 4 étoiles de 153 chambres et s’appuie sur l’architecte d’intérieur parisien Patrick Ribes pour créer un nouvel art de vivre à l’esprit « boho-chic».

Investir en l’avenir

Depuis 2000, le groupe Manotel a investi avec succès plus de CHF 100 millions dans la transformation de son parc hôtelier genevois comprenant six boutique-hôtels à Genève. L’hôtel Epsom a bénéficié d’une rénovation il y a 10 ans et nécessite aujourd’hui un rafraichissement. « Notre mantra est de créer un groupe hôtelier toujours à la pointe et anticipant les besoins et tendances. Là où nous aurions pu nous contenter d’investir CHF 6 à 7 millions pour la réfection de l’Epsom, nous avons mené depuis deux ans une profonde analyse de repositionnement allant bien au-delà d’un travail cosmétique. La rigueur que nous amenons avec ce nouveau concept se traduira jusque dans le service et l’attitude générale pour faire de l’hôtel N’vY un lieu de destination de la génération Y » poursuit Paul E. Muller.

Boho-chic

Que peut bien caractériser la clientèle d’un hôtel 4 étoiles de nouvelle génération ?

C’est à cette question fondamentale que le groupe Manotel s’est attaché à répondre. Un enjeu de taille qui a permis de dégager un certain nombre de considérants. La génération née entre 1980 et 2000 et qui représentera 40% des actifs en 2015 se caractérise par un profil type. Ces personnes sont souvent impatientes, connectées, non-conformistes, émotionnelles, rapidement ennuyées et interdépendantes, selon Julien Pouget, auteur de « Intégrer et manager la génération Y ».

« Notre client est souvent sous pression, subit de multiples contraintes et manque de temps » relève Paul Muller. « Par conséquent notre défi d’hôtelier est celui de répondre aux besoins de cette clientèle d’aujourd’hui et de demain ». C’est ainsi que l’art de vivre de l’établissement métamorphosé est dans l’esprit boho-chic, contraction de bohème et de chic, une élégante façon de vivre dans l’insouciance, tenant peu compte des conventions et aspirant à une certaine liberté.

L’art de la transcription

En faisant appel à l’architecte d’intérieur Patrick Ribes, auteur des précédentes transformations du Kipling*** et du Jade***, Manotel s’offre le talent d’un interprète de haut vol. « Tout réside dans la transcription d’une idée, d’un concept en un niveau de lecture évident et immédiat » explique Patrick Ribes, venu de Paris pour la circonstance. « Je me suis attaché à créer des espaces de liberté, amener de l’énergie, offrir de l’émotion, accompagner le client dans son vagabondage » poursuit-il.

Quatre types de chambre à choix, plusieurs restaurants ouverts à toute heure avec une carte inspirante, une ambiance musicale différenciatrice, la mise à disposition d’une technologie de pointe dans tout l’hôtel, des collaborateurs formés aux codes et habitudes de la clientèle visée, voici la tonalité de ce qui sera révélé en novembre prochain, après 5 mois de travaux dès la fermeture de l’établissement fin juin 2012.

N’vY

Le choix du nouveau nom de l’hôtel est en phase avec la volonté de parler le même langage que celui de la clientèle visée, d’utiliser les mêmes raccourcis clavier pour exprimer l’ « envy ». On y décèle le fameux « Y » de la génération. N’vY c’est casser les codes, pas seulement hiérarchiques ou vestimentaires, mais aussi lexicaux en jouant une grammaire nouvelle, celle du web 2.0 et des réseaux sociaux. Au-delà de la réponse à un besoin, l’idée d’envie contribue à la désirabilité des lieux. Ce sentiment d’appartenance à une même communauté en jouant la rupture par rapport à la tradition contribue à la fierté d’être un trendsetter.

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